Réseau interdisciplinaire de recherche et de formation en études de genre -

Pédagogie

Ces briques pédagogiques sont réalisés avec Télédebout et disponibles sur le site Matilda.

Les sexualités

Par Marie-Anne Paveau, Paris 13

Dans la première partie de la vidéo, il a été question de l’intégration de la jouissance dans l’apprentissage de la sexualité, ici, il va s’agir de parler « des sexualités » au pluriel. Pour Marie-Anne Paveau, il est encore beaucoup trop fréquent que la sexualité soit vue comme une sexualité simplement hétérosexuelle, c’est-à-dire entre un homme et une femme, et souvent une sexualité procréative, il est important de prendre en compte les autres sexualités qu’on appelle encore malheureusement alternatives ou minoritaires. Et Marie-Anne Paveau conclut par cette remarque pleine de bon sens, difficile à réfuter  « L’amour ne peut pas faire du mal, la haine oui ».

Voir la vidéo

Éducation à la Sexualité

Par Marie-Anne Paveau, Paris 13

Un des objectifs de la sexualité est de se faire plaisir, de faire plaisir à sa compagne ou son compagnon. Pour pouvoir associer la sexualité et le plaisir, il faut savoir comment marche le plaisir, il faut se connaître. Et il faut aussi accepter l’idée que le plaisir n’est pas évident, il peut y avoir ces fameuses premières fois pas terribles, la sexualité n’est pas toujours proportionnelle aux sentiments. Marie-Anne Paveau aborde tous ces sujets en toute simplicité, elle met aussi en avant le déséquilibre entre la connaissance du plaisir des hommes et celui des femmes, voir même l’invisibilité du plaisir des femmes, dont le meilleur exemple est la méconnaissance existant autour du clitoris.
Pour Marie-Anne Paveau l’accès au savoir de son propre corps et à la possibilité de sa jouissance peut changer la place des hommes et des femmes dans la société, peut apporter plus d’égalité.

Voir la vidéo

Histoire de l’éducation des filles

Par Rebecca Rogers, Paris 5

Dans notre « récit national » on insiste sur la mise en place d’un enseignement gratuit, obligatoire et laïque. Dans les années 1870, l’arrivée de la IIIe République en France s’est accompagnée d’une volonté d’unir la nation par l’école. Ceci est important, certes, mais Rebecca Rogers montre aussi comment le système scolaire français a contribué à fabriquer des filles depuis 150 ans, par l’existence d’écoles séparées, d’enseignants séparés, de programmes et de diplômes souvent séparés.
Dans le contexte actuel, il nous semble aussi particulièrement intéressant de revenir sur l’arrivée de la mixité et des nombreuses craintes qu’elle a suscitées. La citation du pédagogue Gabriel Compayré en 1906, prouve encore une fois que l’histoire n’est pas linéaire et que rien n’est acquis ! Rebecca Rogers rappelle aussi que la « mixité » ne suffit pas, il faut l’accompagner, dans un monde où l’égalité des sexes est loin d’être une réalité.

Voir la vidéo

Égalité professionnelle

Par Hélène Périvier, Sciences Po

Hélène Périvier tente de répondre à cette question complexe : Pourquoi les femmes sont moins bien payées que les hommes ?
Il y a des explications assez simples, comme le % des femmes en CDD, la répartition des métiers, le plafond de verre mais aussi l’inexplicable rationnellement : la discrimination.
Les solutions qu’elle propose :
Les politiques publiques doivent trouver des solutions pour concilier vie familiale et vie professionnelle, mais aussi inciter les hommes à prendre leurs responsabilités dans la sphère privée (enfant, ménage, etc…). Et faire appliquer loi. Elle finit avec un petit tour d’horizon bref dans différents pays d’Europe.

Voir la vidéo

L’égalité, source de richesse économique ?

Par Hélène Périvier, Sciences Po

Même si le but louable est de lutter contre les inégalités, les arguments sont parfois contre-productifs pour les femmes. « On tue dans l’œuf tout espoir d’égalité » dit Hélène Périvier, on empêche avec certains arguments toute émancipation possible des femmes et des hommes au regard des normes de genre.
L’égalité est avant tout un principe de justice, en aucun cas elle ne devrait être conditionnée aux performances économiques. On peut comprendre qu’il s’agisse d’une stratégie parfois indispensable, qui permet d’ouvrir le débat dans l’entreprise. Instaurer l’égalité dans une entreprise, est une posture très inconfortable qui fait face à des résistances entre autres celles de certains à perdre des privilèges.
Derrière la question de l’égalité il y a l’idée de construire un monde plus juste qui laisse sa place à chacun.e.

Voir la vidéo

Le genre en économie

Par Hélène Périvier, Sciences Po

La Question de la « production » et de la « reproduction » est depuis très longtemps une question qui intéresse les économistes. Le principe de justice est au cœur de la question économique. On fait parfois difficilement le lien entre économie et égalité et pourtant Hélène Périvier rappelle que l’économie propose des outils pour « mesurer » et actuellement il faut « prouver » avec des chiffres quand on parle d’inégalité. Il n’est plus possible aujourd’hui de ne pas prendre en compte la perspective sexuée, les hommes et les femmes sont tous les deux partie prenante du processus de production de biens et de services .
Il faut  regarder les conséquences que les politiques publiques ont sur les femmes et les hommes qui ne sont pas dans des situations identiques.

Voir la vidéo

Linguistique et genre, Partie I

Par Maria Candéa et Noémie Marignier, Paris 3

Le langage est une pratique sociale complexe qui structure un grand nombre de nos activités. Sans le langage, nos sociétés ne pourraient pas exister : non seulement décrit-il notre monde, mais il le construit aussi de manière concrète.
En quoi nos façons de parler, d’écrire, de lire ou d’écouter les autres contribuent-elles à construire notre féminité, notre masculinité ou notre refus de ce binarisme ? En quoi le fait d’être perçu comme une femme ou comme un homme peut-il influencer la façon dont les autres nous écoutent, lisent nos écrits et nous jugent ?
Ces questions sont certes complexes mais passionnantes. Pour y répondre – expériences concrètes à l’appui – il s’avère indispensable d’interroger ses propres théories sur la féminité, sur la masculinité et sur les rapports que féminité et masculinité entretiennent.
La vidéo passe en revue les enjeux de cette question à travers différents courants théoriques complémentaires ou concurrents et propose différentes méthodes d’investigation.

Voir la vidéo

Linguistique et genre, Partie II

Par Maria Candéa et Noémie Marignier, Paris 3

Le langage est une pratique sociale complexe qui structure un grand nombre de nos activités. Sans le langage, nos sociétés ne pourraient pas exister : non seulement décrit-il notre monde, mais il le construit aussi de manière concrète.
En quoi nos façons de parler, d’écrire, de lire ou d’écouter les autres contribuent-elles à construire notre féminité, notre masculinité ou notre refus de ce binarisme ? En quoi le fait d’être perçu comme une femme ou comme un homme peut-il influencer la façon dont les autres nous écoutent, lisent nos écrits et nous jugent ?
Ces questions sont certes complexes mais passionnantes. Pour y répondre – expériences concrètes à l’appui – il s’avère indispensable d’interroger ses propres théories sur la féminité, sur la masculinité et sur les rapports que féminité et masculinité entretiennent.
La vidéo passe en revue les enjeux de cette question à travers différents courants théoriques complémentaires ou concurrents et propose différentes méthodes d’investigation.

Voir la vidéo

Partager