Institut interdisciplinaire de recherche et de formation en études de genre -

Événements soutenus

AàP 2020. Les  colloques suivants sont soutenus :

Colloque « Récits de la charge mentale » (Sylvie Patron, CERILAC/UP)
Le projet vise à réunir des chercheurs et des chercheuses travaillant pour les uns sur des corpus de récits de la vie quotidienne, pour les autres sur des récits littéraires ou des œuvres narratives dans différents média, autour d’un sujet original : ce que nous appelons ici les récits de la charge mentale des femmes.
En 1984, dans « La gestion ordinaire de la vie en deux », la sociologue Monique Haicault utilise pour la première fois la notion de charge mentale dans la sphère du travail domestique, pour référer à la charge mentale spécifique des femmes mariées, mères de famille, en activité. Elle rend compte de la charge de gestion et d’organisation quotidienne du travail professionnel et du travail domestique, spécifique de la place des femmes dans les rapports sociaux de classes et de sexe.

Le projet est constitué d’un colloque suivi de publication et sera éventuellement prolongé par une ou plusieurs rencontres entre des membres du Wellbeing Working Group de King’s College et des représentantes de la Mission ÉgalitéS de l’Université de Paris. Le colloque est prévu pour la fin mai 2020, en présentiel, semi-présentiel ou visioconférence.

Colloque « Le genre des célibats » (Claire-Lise Gaillard, ICT/UP et Juliette Eyméoud, EHESS)
Si la question du célibat apparaît en filigrane dans les travaux liés au mariage et à la vie familiale et conjugale, ce colloque lui donnera la première place. Refusant une définition en négatif de l’alliance, définition qui passe forcément à côté de toutes les nuances et complexités du célibat, ces deux journées pluridisciplinaires seront l’occasion de bâtir un outillage théorique commun.
L’historiographie anglosaxonne s’est intéressée de longue date aux célibataires, du Moyen-Age à l’époque contemporaine, toutes classes sociales confondues, hommes comme femmes (Amy M. Froide, John G. MacCurdy). En France, c’est le courant de l’histoire des femmes qui a majoritairement orienté la recherche sur le célibat (Arlette Farge, Cécile Dauphin). Ce dernier a donc fait l’objet d’études portées sur les XIX e et XX e siècles et a quelque peu délaissé le célibat masculin. L’histoire religieuse s’est en revanche penchée sur ce thème, dans une approche à la fois théologique (Nicole Grévy-Pons) et sociale (Myriam Deniel-Ternant, Cindy-Sarah Dumortier). Le célibat est pris dans un ensemble de représentations forgées par notre modernité occidentale qui a fait du couple le modèle normatif. Les sociologues, en allant à la rencontre des célibataires, ont témoigné de leur triste solitude, des difficultés économiques et des stigmates sociaux qui peuvent accompagner cette condition (Pierre Bourdieu, Marie Bergström, Françoise Courtel et Géraldine Vivier). En créant le dialogue entre les disciplines, entre les périodes historiques et les aires culturelles, ce colloque souhaite montrer la pluralité des situations de célibat. Une confrontation des célibats féminins et masculins devrait également permettre de sortir des stéréotypes du vieux garçon et de la vieille fille.

 

En 2019, les colloques suivants ont été soutenus :

 

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