Institut interdisciplinaire de recherche et de formation en études de genre -

Publications soutenues

AàP 2020 ; publications/traductions soutenues :

Gouverner la vie privée. L’encadrement inégalitaire des séparations conjugales en France et au Quebec, traduction en anglais (Émilie Biland-Curinier, Sciences Po)

Ce projet d’ouvrage en anglais consiste en une version traduite, actualisée et enrichie de l’ouvrage Gouverner la vie privée. L’encadrement inégalitaire des séparations conjugales en France et au Québec, paru chez ENS-Editions en octobre 2019. Il traite de l’encadrement public des séparations des couples de sexe différent et de sa contribution aux inégalités de genre, articulées aux inégalités de classe et aux processus de racialisation. Il montre que la valorisation des libertés individuelles et de l’égalité juridique entre femmes et hommes, loin de conduire à l’égalité des conditions et à l’émancipation, légitime un régime renouvelé d’inégalités, qui expose les femmes, particulièrement celles qui appartiennent aux classes populaires racisées, à l’appauvrissement consécutif aux ruptures et à l’assignation à la maternité, tout en peinant à contrer les violences de genre. Reposant sur plusieurs enquêtes empiriques collectives, menées durant dix ans des deux côtés de l’Atlantique, il propose une comparaison approfondie des modes nationaux de production de ces inégalités. Il aboutit à la conclusion que la configuration québécoise parvient, davantage que son équivalent français, à limiter les inégalités de genre, du moins au sein des classes moyennes et supérieures. Se trouvent ainsi éclairées les transformations contemporaines de l’institution conjugale hétérosexuelle, structurée par des interventions professionnelles, qui articulant droit privé et politiques redistributives, affectent les rôles maternels et paternels et les statuts socio-économiques qui y sont associés.

Féminisme et handicap. Textes classiques et perspectives contemporaines, traduction en français et publication d’une anthologie de textes (Célia Bouchet, Mathéa, Gaëlle Larrieu et Maryam Koushyar/Sciences Po)

Nous avons fait le constat du manque de disponibilité en français de textes anglo-américains majeurs croisant genre et handicap. Par ce projet, nous comptons réaliser un recueil de traduction de textes anglophones issus de ces littératures . La réalisation de ce recueil se fera en deux volets. Un premier volet sera consacré à la tenue d’ateliers mensuels de discussion de textes issus des feminist disability studies. Le second volet sera consacré à la sélection, la traduction et à la publication d’un recueil de traductions de ces textes, à partir de la sélection effectuée lors des ateliers.
Dans cet ouvrage, nous offrirons d’abord un aperçu de la production de figures pionnières du champ (Susan Wendell, Jenny Morris, Carol Thomas et Rosemarie Garland-Thompson). Puis, en puisant cette fois dans la littérature plus récente, nous procéderons par chapitres thématiques. Nous avons identifié six entrées transversales nous permettant d’enrichir la compréhension des intrications entre genre et handicap : les approches de l’intersectionnalité, le(s) concept(s) de care, les théories crip, le corps féminin et la sexualité, la maternité handicapée, les violences envers les femmes handicapées. Nous accompagnerons ces traductions de réflexions originales sur les apports que présentent ces textes, et sur la façon dont ils s’articulent entre eux.

Les mots du genre, publication du numéro double thématique de la revue Écrire l’histoire, Histoire, littérature, esthétique (Florence Lotterie, Cerilac/UP)

Entrer dans l’histoire du genre et de ses manifestations dans les sources de l’historien, mais aussi la littérature et les arts confronte le chercheur à la question de la nomination, de la catégorisation et de la classification, dont il interroge les biais idéologiques et les limites épistémologiques. Dénaturaliser les identités de genre et les rapports de sexe passe par un rapport critique au langage, exigeant la création de désignations pour mieux nommer ce que l’on cherche à appréhender, mais aussi l’évaluation de l’historicité des mots et des actes de langage dans les sources et les corpus. Comment entendre les façons de dire éloignées, comment les ressaisir dans le récit et l’analyse ? Comment énoncer les identités de genre et les rapports sociaux de sexe, dans une langue qui à la fois décrit et défait son objet ? Comment mesurer le gain ou le danger de l’anachronie ? Les débats récents sur l’utilisation possible, voire recommandable, d’une langue épicène et féministe illustrent l’actualité de ces questions, et invitent à s’en ressaisir au carrefour de l’histoire, de la littérature, des arts, des langages et des méthodes qui s’y impliquent.
Deux axes sont privilégiés dans le numéro : celui de la fabrique des concepts, engageant notamment la langue de la recherche, et celui des mots « indigènes » et des catégories « endogènes », forgés par les actrices et acteurs de l’histoire pour décrire leur expérience de l’identité de genre et des rapports sociaux de sexe. Le programme des 14 articles prévus entrelace les deux axes, dans un dialogue interdisciplinaire entre histoire et littérature assuré par une co-direction du numéro entre une littéraire et deux historien.ne.s de l’Université de Paris. Ce dossier thématique s’accompagne, comme toujours dans la revue, d’une série de « lectures » qui rendent compte d’ouvrages en lien direct avec sa problématique, mais aussi d’une traduction inédite d’un texte réputé « classique » ayant contribué à orienter certains attendus de la question. En l’espèce, il s’agira du chapitre liminaire d’un ouvrage qui n’a jamais été traduit : Denise Riley, Am I that Name ? Feminism and the Category of Women in History, London, Macmillan, 1988, chapitre 1: « Does a Sex have a History ? ».
La revue Écrire l’histoire est reconnaissante à la Cité du genre du soutien accordé à la publication de ce numéro, qui contribuera notamment à la redécouverte de ce texte fondateur.

AàP printemps 2019 ; a été soutenue :

Laura Rahm (Ceped) pour la publication chez Springer de Gender-Biased Sex Selection in South Korea, India and Vietnam: Assessing the Influence of Public Policy.

 

AàP printemps 2017 ; ont été soutenus :

  • Guide des sources LGBT (publication on-line à paraître)
    Publication portée par Régis REVENIN (Paris 5) et Patrice TRIBOUX (Musée de la Marine de Toulon)
  • Revue GLAD! Revue sur le langage, le genre, les sexualités
    Publication portée par Julie Abbou (Paris 13), Alice Coutant (Paris 5), Noémie Marignier (Paris 3), Maria Candea (Paris 3), Mona Gérardin-Laverge (Paris I) Stavroula Katsiki (Paris 8), Lucy Michel (Univ. Bourgogne), Charlotte Thevenet (UCL, SELCS)
    Site web
  • Je travaille, donc je suis. Perspectives féministes, Paris, La Découverte (2018)
    Publication portée par Margaret Maruani (Paris 5)
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