Projet interdisciplinaire de recherche et de formationen études de genre -

Cours labellisés CDG

Vous trouverez ci-dessous la liste des cours labellisés « Cité du Genre » en études sur le genre :

HISTOIRE :

Niveau licence :

Initiation à l’Histoire du Genre

PassHistoire&Genre

Niveau : L2

Institution : UPCité

Responsable de cours : Gabrielle Houbre

Unité : UFR GHES – Laboratoire CERILAC

Cette UE est une initiation aux problématiques de genre et s’intéresse notamment à la construction sociale et culturelle des identités de sexe et aux rapports entre les hommes et les femmes. Elle propose une analyse sexuée des sociétés, articulée autour de plusieurs thématiques transpériodes : différenciation des sexes ; citoyenneté (porter les armes ; voter) ; religion et éducation ; famille ; sexualités ; instruction ; travail ; marginalités et exclusions sociales ; pratiques culturelles. Consacré à la France des 18e et 19e s., le cours permet de prendre contact avec différents documents et sources (archives, peintures, photographies, etc.).

Histoire de l’Europe au XIXe siècle, aspects économiques, sociaux et culturels (1789-1914)

PassHistoire&Genre

Niveau : L2

Institution : UPCité

Responsables de cours : Clara Chauvel-Thébault

Unité : UFR GHES – Laboratoire CERILAC

Le cours s’attachera à comprendre comment l’Europe est devenue au XIXe siècle la première puissance mondiale, ce qui résulte de dynamiques à la fois économiques, sociales et culturelles. Il abordera d’abord l’essor de l’Europe, à travers la croissance démographique et l’émigration massive des Europén.ne.s vers les Amériques ainsi que l’expansion du capitalisme libéral et la révolution industrielle. Ces mutations entraînent des bouleversements sociaux, tant au sein des élites que des classes populaires. Enfin, ce cours analysera comment l’Europe est devenue le creuset de la modernité culturelle, à la fois par la naissance de courants artistiques à la renommée internationale, comme le romantisme ou l’impressionnisme, et par l’émergence d’une nouvelle culture de masse à la fin du siècle.

Les femmes dans les cités grecques (anciennement Mœurs et sociétés : Le corps en question, des pratiques à l’imaginaire social et politique dans le monde grec antique)

PassHistoire&Genre

Niveau : L3

Institution : UPCité

Responsables de cours et enseignant.e.s : Florence Gherchanoc

Unité : UMR ANHIMA 8210

Ce cours propose d’analyser la place des femmes dans les cités grecques (de l’épopée homérique à l’époque hellénistique), principalement celles qui appartiennent au groupe des citoyens, mais pas exclusivement, au regard des assignations sociales, économiques, politiques et religieuses qui sont les leurs, au regard de leur statut, de leur corps et de leur âge. Textes littéraires (des poètes, historiens, orateurs et philosophes), épigraphie et iconographie seront analysés pour mieux comprendre les pratiques qui sont les leurs et les discours qui les entourent, de même que l’imaginaire collectif partagé ainsi véhiculé. Seront notamment envisagés la question du destin des filles (mariage et maternité), les activités féminines (jeux, chants, danses, tissage, soin du corps, banquet), les activités domestiques et économiques, la religion des filles et des femmes, leur relation au politique. Leur destin sera comparé à celui de quelques héroïnes (Andromaque, Hélène, Pénélope, Déjanire, Atalante…) et mis en regard de celui des déesses. L’ensemble permettra de montrer comment les femmes participent à l’histoire des cités.

Histoire culturelle et anthropologie. Images romaines : approches historiques et anthropologiques (anciennement Vie et mort des habitant·es de Pompéi)

PassHistoire&Genre

Niveau : L3

Institution : UPCité

Responsables de cours et enseignant.e.s :  Stéphanie Wyler

Unité : UFR GHES – UMR Anhima

Le cours propose une initiation à la lecture des images et monuments romains, dans une perspective historique et anthropologique. Une introduction à l’histoire de l’art et à l’iconographie permet de comprendre comment les Romains ont historiquement joué des notions de communication, de propagande, de mise en scène du pouvoir, de représentations d’identités individuelles et collectives, masculines et féminines. L’approche envisage tout type de support – depuis les monnaies jusqu’aux programmes urbains, par l’étude des sculptures, reliefs, fresques, mosaïques, architecture, glyptique etc. Le cadre proposé est celui de Rome, de l’Italie et des provinces romaines, entre le IIème siècle avant et le IIe siècle de notre ère. Les images du pouvoir (représentations des élites républicaines, des empereurs et des membres de la maison impériale,) sont privilégiées, mais cet aspect n’exclut pas une attention portée à leur réception contrastée dans les espaces privés des différentes couches de la société, de la maison à la tombe.

Genre, crimes et châtiments. Hommes et femmes face à la justice (XIIe-XVe siècles) (anciennement Châtiments médiévaux. Hommes et femmes face à la justice (XIIe-XVe siècles))

PassHistoire&Genre

Niveau : L3

Institution : UPCité

Responsables de cours et enseignant.e.s :  Julie Claustre

Unité : Laboratoire ECHELLES

Ce cours voudrait faire découvrir aux étudiant·e·s les sociétés européennes des XIIe-XVe siècles au ras des pratiques et des interactions sociales, grâce à l’histoire des rapports entre les habitant.es et les justices médiévales. Il s’agira d’étudier les délits et les crimes (insultes, coups et blessures, vols, adultères, concubinage, viols, homicides, etc.), les peines (amendes, bannissement, peines infamantes, mutilation, prison, peine capitale, etc.), au prisme du masculin et du féminin, dans l’Europe latine. Il s’agira aussi d’examiner comment justices et populations s’apprivoisent mutuellement au cours de ces siècles, au cours d’un long processus d’acculturation juridique et de juridicisation des sociétés. Chemin faisant, ce cours posera des questionnements d’histoire sociale, une histoire sociale qui s’est profondément renouvelée en se frottant aux procès, aux conflits et aux rapports entre habitants et institutions judiciaires (microhistoire, histoire du genre, histoire du pouvoir etc.) et en se confrontant à d’autres sciences sociales (sociologie et anthropologie en particulier).

Vivre dans l’espace du Saint-Empire romain germanique, XVIe-XVIIe siècles

PassHistoire&Genre

Niveau : L3

Institution : UPCité

Responsable de cours :  Stéphanie Chapuis-Després

Unité : Laboratoire ECHELLES

Pour les historiens du XIXe siècle, l’histoire du Saint-Empire romain germanique a été celle de ses institutions considérées comme impuissantes et celle d’une nation qui ne parvient pas à s’unir. Cette image négative, née principalement de la fin peu glorieuse du Saint-Empire en 1806, a perduré tout au long du XXe siècle. Pendant les dernières décennies, les historiens allemands et français ont posé un regard neuf sur le Saint-Empire pour en développer une nouvelle histoire. Après avoir posé un cadre géographique et institutionnel, nous étudierons des sources textuelles et iconographiques qui permettent une histoire sociale, quotidienne et culturelle dans l’espace du Saint-Empire romain germanique ancrée dans les bouleversements religieux et sociaux de la période et étudiée à travers des sources variées : ordonnances, traités médicaux, prières, iconographie…Les questions de genre et des relations hommes-femmes, si elles font l’objet d’une séance spécifique, sont également posées pendant les séances consacrées à d’autres thématiques, telles que l’éducation, le corps, le droit et la justice, la sorcellerie, l’économie.

Genre Individu société (anciennement Identités de sexe/genre et sexualités)

PassHistoire&Genre

Niveau : L3

Institution : UPCité

Responsable de cours : Gabrielle Houbre

Unité : UFR GHES – Laboratoire CERILAC

Ce cours s’inscrit dans le cadre d’une histoire sociale et culturelle des subjectivités mobilisant l’outil d’analyse genre. Il s’intéresse, dans la France du XIXe s., à la question des identités de sexe/genre d’une part, des normes et des transgressions sexuelles de l’autre. Chaque thème est développé à partir d’une ou plusieurs expériences individuelles étudiées dans leurs interrelations avec les diverses institutions rencontrées, et permet de se familiariser avec des sources très diverses : sources du moi ; archives judiciaires, policières, médicales, notariales ; presse ; littérature ; iconographie (lithographie, photographie, cinéma).

Paris vu d’en bas. La capitale au prisme du genre et des classes populaires (pas enseigné en 2025-2026)

Niveau : L3

Institution : UPCité

Responsable de cours : Anaïs Albert

Unité : UFR GHES – Laboratoire ECHELLES

Ce cours a pour but de redonner à la capitale française une épaisseur sociale, loin des représentations stéréotypées qui la peignent en capitale de l’amour, de la modernité ou même du monde. Il propose une histoire par en bas des Parisiens et des Parisiennes des classes populaires à l’époque contemporaine pour montrer comment leurs expériences quotidiennes de l’espace urbain, largement décriées par les élites, modèlent pourtant profondément la capitale et font également son histoire.

Chaque séance se concentre sur une thématique ancrée dans l’expérience de ces classes populaires urbaines – travailler, survivre, contester, etc. – avec l’ambition de replacer ces enjeux dans les grandes transformations sociales et urbaines qui marquent la période – haussmannisation de la capitale, industrialisation puis désindustrialisation de la ville, vagues d’immigration, contestations politiques et sociales – tout en les incarnant dans des exemples précis par l’étude de sources et de travaux d’historien.ne.s et de sociologues. L’objectif est de revisiter l’histoire et la sociologie de Paris à l’aune du genre et de la classe principalement, mais aussi des autres catégories de la différence : de race, d’âge, de sexualité, etc.

Niveau master :

Histoire et anthropologie des sociétés du monde grec

PassHistoire&Genre

Niveau : M1

Institution : UPCité

Responsables de cours : Florence Gherchanoc et Stéphanie Wyler

Unité : UMR ANHIMA 8210

Cet enseignement propose une initiation aux méthodes de la recherche dans une perspective d’anthropologie historique : les domaines envisagés concerneront l’histoire sociale, politique et religieuse du monde grec ancien, avec une approche comparée du monde romain au second semestre. Tout en approfondissant les notions acquises en Licence et en se fondant sur divers types de sources (textes littéraires, inscriptions, images), le séminaire portera sur l’histoire des femmes. Au premier semestre (S5), il sera ainsi consacré à l’agentivité des femmes, notamment à travers le tissage et la conjugalité. Au second semestre (S6), avec S. Wyler, nous analyserons les nouvelles manières d’interroger l’histoire des femmes dans les mondes grec et romain, dans le sillon d’ouvrages récents.

Genre, pratiques et représentations socio-culturelles (France et approches comparatistes, 19eme-21eme siècles)

PassHistoire&Genre

Niveau : M1

Institution : UPCité

Responsables de cours : Gabrielle Houbre et Anaïs Albert

Unité :   UFR GHES – Laboratoires CERILAC et ECHELLES

Il s’agit d’un séminaire qui conjugue méthodologie et thématique. L’élaboration des mémoires de master sera encadrée et l’accent mis sur l’exploitation des différents types de sources (des archives, par exemple judiciaires et policières, à l’image, en passant par la presse ou les imprimés) et sur l’historiographie. Certains sujets seront privilégiés comme le corps, la sexualité, les sensibilités, la consommation, le travail, la famille, les normes et les déviances, le crime, etc., ainsi que les problématiques de genre (construction des identités de sexe, relations hommes/femmes, rapports masculin/féminin). Enfin une place est faite aux différents espaces de production de l’histoire avec une visite de fonds d’archives, de musées ou d’expositions.

Histoire et anthropologie sociale, politique et culturelle du monde romain

PassHistoire&Genre

Niveau : M2

Institution : UPCité

Responsables de cours : Florence Gherchanoc

Unité : UMR ANHIMA 8210

Ce séminaire propose un approfondissement de la formation dispensée en Master 1, en histoire et anthropologie sociale, politique et culturelle des sociétés du monde grec, à partir de thèmes chaque année différents, en mobilisant divers types de sources (textes, épigraphie, images). Le premier semestre (S7) de l’année 2025-2026 sera l’occasion de revenir sur le pouvoir des femmes et les liens entre tissage et conjugalité, avec comme thème « Les femmes, les dieux et le politique ». Le second semestre (S8), mené en collaboration avec Stéphanie Wyler, sera consacré à une analyse de l’historiographie des femmes dans les mondes grec et romain, à partir de deux ouvrages récents.

Certaines séances seront également consacrées à des sujets d’actualité scientifique (publications, colloques, soutenances de thèse ou d’HDR, expositions, découvertes archéologiques…).

Genre et sociétés, 19eme – 21eme siècles

PassHistoire&Genre

Niveau : M2

Institution : UPCité

Responsable de cours :  Gabrielle Houbre

Unité :   UFR GHES – Laboratoire CERILAC

Ce séminaire est consacré aux recherches les plus récentes menées dans les études de genre (construction des identités de sexe, relations hommes/femmes, rapports masculin/féminin). Centré sur l’histoire sociale et culturelle contemporaine, ce séminaire se veut cependant ouvert aux autres périodes de l’histoire, aux autres disciplines et aux approches transnationales. Il intègre 3 visites d’exposition ou de musées, la production artistique étant considérée ici comme une source qui nourrit l’imaginaire social, mais aussi qui influence les réalités sociales.

Genre/Sexualités/Cultures en conflit. Une autre histoire de l’Europe au XXe siècle

PassHistoire&Genre

Niveau : M2

Institution : UPCité

Responsables de cours et enseignant.e.s : Patrick Farges

Unité : UFR EILA / UFR GHES

L’histoire politique a connu un renouveau important, notamment par le croisement avec l’histoire sociale, l’histoire culturelle ou la nouvelle histoire militaire, et elle a dépassé le simple traitement d’événements politiques dans un cadre national. Il s’agira ici d’interroger ce qui se passe au croisement du politique et de l’histoire du genre et des sexualités en contexte de conflit. Le genre et la sexualité sont des catégories « utiles » (Joan W. Scott), mais aussi récalcitrantes de l’Histoire, en ce qu’elles mélangent libéralisation et répression, consentement et violence, affects et pouvoir, privé et public. Les périodes de guerre constituent des temps particulièrement troublés pour les relations de genre qui oscillent entre expérimentation, misère et violence sexuelles. Les contextes post (post-guerre, post-dictature) constituent-ils pour autant des retours à la « normale » ?

Ce séminaire propose une autre histoire de l’Europe au XXe siècle, à partir d’une réflexion sur les périodes d’(après-)guerre et de (post-)dictature. Le cas de l’Allemagne sera traité dans une perspective comparée et le séminaire sera aussi l’occasion de faire le point sur l’historiographie internationale. En plaçant l’histoire du genre (entendue comme l’histoire des femmes, des hommes et des relations entre les sexes) et l’histoire des sexualités au centre de la réflexion, il s’agira de comprendre les relations de domination et de pouvoir dans leur complexité historique.

Niveau Master et plus :

Quelle histoire de genre, quel genre d’histoire ?

Séminaire-atelier doctoral interdisciplinaire de recherche et de discussion de travaux en cours.

Niveau : Master, doctorat, post doctorat

Institution : Sciences Po, CHSP et UPCité

Responsables de cours et enseignant.e.s : Claire Andrieu, Hugo Bouvard, Patrick Farges, Elissa Mailänder.

Unité : Laboratoire ECHELLES

Parce qu’il est critique et politique, le genre est régulièrement remis en cause. Il est même l’objet d’attaques ciblées de la part d’acteurs politiques qui ignorent volontairement la portée heuristique de ce concept analytique et qui, par là même, en font un terme de combat. Dans ce contexte mouvant, il nous paraît d’autant plus pertinent de travailler nos argumentaires scientifiques et nos méthodologies de recherche. Quels croisements avec d’autres sciences sociales ou domaines de l’histoire nous semblent utiles ? L’histoire du genre n’est-elle pas d’autant plus fondée qu’elle est croisée avec d’autres méthodologies et historiographies ? Ce séminaire de recherche se veut un lieu d’échange et de réflexion collective afin de discuter de nos utilisations de la catégorie de genre, appliquées à des objets, travaux et terrains particuliers. Il sera l’occasion pour les doctorant-es de présenter des travaux en cours (drafts, chapitres, articles non publiés…) sous forme d’un atelier de discussion de textes (paper lab). Le séminaire sera un lieu de partage scientifique ouvert, que l’on soit « spécialiste » du genre ou « intéressé-e » par le genre.

SCIENCES POUR LA SANTÉ :

Niveau licence :

Genre et santé

Niveau : L2

Institution : UPCité

Responsable de cours : Joëlle Kivits

Unité : ECEVE

Cet enseignement a pour objectif de présenter les notions de sexe et de genre ainsi que leurs usages dans le champ de la recherche en santé, en les articulant avec d’autres catégories et rapports sociaux. Il s’intéresse aux effets des rôles sociaux et des contextes culturels sur la santé des femmes et des hommes, tout en analysant les inégalités et les discriminations qui en découlent. Le cours interroge enfin la prise en compte du genre dans l’organisation des soins, les pratiques professionnelles, la recherche médicale et les actions de prévention.

PSYCHOLOGIE :

Niveau licence :

Introduction à la psychologie sociale du Genre

Niveau : L3

Institution : UPCité

Responsables de cours et enseignant.e.s : Catherine Verniers et Virginie Bonnot

Unité :  Institut de Psychologie

Ce cours constitue une introduction aux principaux concepts et théories de la psychologie sociale du genre. Il analyse la construction sociale des différences entre les sexes, les stéréotypes de genre et les mécanismes psychosociaux qui contribuent au maintien des inégalités. Les enseignements abordent notamment les notions de sexisme, de backlash, d’objectification sexuelle, de violences sexistes et sexuelles, ainsi que les questions relatives aux sexualités et identités contre-normatives. Le cours s’intéresse également aux déterminants et aux freins de l’action collective, notamment féministe et aux approches intersectionnelles, tout en proposant une réflexion critique sur les rapports de pouvoir et les discriminations, afin de s’intéresser aux conséquences individuelles et sociétales.

SOCIOLOGIE :

Niveau Master :

Approches contemporaines de genre

Niveau : M1

Institution : UPCité

Responsables de cours et enseignant.e.s : Delphine Serre et Solenne Jouanneau

Unité : CERLIS

Genre, inégalités et action publique (Solenne Jouanneau) : Ce cours interroge le genre comme système de domination sociale et s’intéresse aux rapports sociaux de sexe qui en découlent. Il s’intéresse aux modalités historiques d’assignation des femmes à la sphère privée et à la manière dont les pouvoirs publics ont, selon les époques, légitimé ou au contraire cherché à combattre les inégalités et les exclusions découlant de la moindre légitimité des femmes à occuper la sphère publique (vie politique, marché du travail, etc.). Pour chacun de ces thèmes seront évoquées des enquêtes empiriques qui révèlent les mécanismes de (re)production des inégalités de genre, ainsi que la contribution des mouvements féministes et des fémocrates aux mobilisations et aux politiques publiques visant à garantir l’égalité des sexes. Dans une perspective intersectionnelle sera aussi analysé comment les inégalités et discriminations sexistes s’articulent et s’enchevêtrent avec les inégalités et les discriminations racistes et de classes.

Genre, droit et justice (Delphine Serre) : Le cours réfléchira à la manière dont le genre, en tant que système de représentations et/ou rapport de domination, façonne le droit dans différents domaines (famille, travail, politique, aide sociale). Il explorera comment il peut participer à la reproduction d’un ordre patriarcal ou, au contraire, être saisi comme arme pour transformer l’ordre du genre et le modifier, notamment dans une perspective intersectionnelle. L’analyse de l’imbrication des rapports inégalitaires et des liens entre normes sociales et normes juridiques s’appuiera sur les analyses féministes du droit (feminist legal studies), très développées aux Etats-Unis et plus récentes en France, et sur des enquêtes aux objets variés (discriminations salariales, travail de nuit, séparations conjugales, délinquance des mineur·es, autorité parentale, etc.). Le cours s’intéressera ensuite aux processus de féminisation de différentes professions impliquées dans la mise en œuvre du droit (juges, avocat·es, notaires, huissier·es, greffier·es, policier·es, surveillant·es de prison), à la division sexuée du travail qui en découle et à leurs effets sur l’exercice de la justice, civile et pénale. Enfin, une réflexion sera menée sur le genre des justiciables et la façon dont il façonne les recours à la justice mais aussi leur traitement par l’institution judiciaire.

SCIENCES SOCIALES :

Niveau Master :

Genre et développement (anciennement Problématiques actuelles du développement – Cours « Famille, genre, génération »)

Niveau : M2

Institution : UPCité

Responsables de cours et enseignant.e.s :  Alice Sophie Sarcinelli

Unité : CERLIS

La famille est une institution universelle, mais qui se présente sous des formes variables selon les contextes socio-culturels et historiques. On a tendance à l’appréhender comme naturelle, alors qu’elle obéit à des normes sociales. De même, le genre tend à être considéré comme une donnée d’évidence et pas comme une construction culturelle. Penser, dans un même mouvement, la famille, le genre et les relations générationnelles interroge les présupposés fondamentaux qui organisent les sociétés, ainsi qu’à leurs évolutions, en rapport avec les changements d’ordre démographique, économique, juridique, éducatif, etc., qui affectent l’ensemble de la société.

Chaque cours sera composé par un approfondissement des notions de famille, genre et génération et une exploration thématique sur différentes formes d’organisation familiale, des relations intergénérationnelles et entre les sexes afin de réfléchir aux normes qui encadrent les ordres sociaux, moraux et politiques de la famille, de sexe et des âges.

LITTÉRATURE ANGLOPHONE : 

Niveau master : 

Global Female Mobility: Shakespeare’s Heroines and their Contemporaries

Niveau : M2

Institution : UPCité

Responsables de cours et enseignant.e.s : Ladan NIAYESH

Unité : UFR d’Etudes Anglophones

La fin du Moyen Âge et le début de l’époque moderne sont souvent considérés comme une époque d’intense mobilité humaine à travers le monde. On peut cependant remarquer que la plupart des études historiques sur ces mobilités et leurs nombreuses déclinaisons littéraires se concentrent sur les hommes, oubliant ainsi non seulement le grand nombre de femmes impliquées – qu’elles le soient comme épouses ou maîtresses, pèlerines, captives ou esclaves, migrantes ou réfugiées – mais aussi les spécificités du voyage au féminin, avec ses restrictions et ses dangers, des exigences physiques spécifiques aux femmes, ainsi que ses réseaux de sociabilité et de solidarité propres. Entre l’exploration d’archives documentées de voyageuses et l’étude d’œuvres littéraires canoniques mettant ce type de personnages en scène, ce séminaire combine ressources historiques et historiographiques, outils théoriques et textes littéraires.

Le volet littéraire du cours s’attachera à déconstruire la réception de trois pièces de voyages emblématiques du corpus shakespearien en les revisitant depuis la perspective des personnages de voyageuses, d’exilées et de réfugiées. La critique shakespearienne les a longtemps reléguées au second plan comme de simples dépendances des ‘héros’ masculins que sont le père, l’époux ou le frère.

Le volet historique s’appuiera sur le projet de base de données ‘Re-orienting female mobility in the early global world’. Les étudiant.e.s seront associé.e.s à un travail de recherche prosopographique autour de figures de voyageuses en les initiant à la rédaction de notices, à la tenue d’un blog et d’un carnet de route et à la préparation de posters en vue d’une exposition et d’un événement de fin de semestre.

LANGUES, LITTERATURES ET CIVILISATIONS ÉTRANGERES ET REGIONALES – GENRE ET SEXUALITÉS DANS LE MONDE :

Niveau Licence :

La construction du genre binaire

Niveau : L2

Institution : INALCO

Responsables de cours : Isabelle Konuma

Le parcours Genres, féminités et masculinités dans le monde commence avec un semestre introductif portant sur la binarité sexuelle qui conduit à la normalisation dans les discours et les pratiques sociales d’une hiérarchie entre le masculin et le féminin au profit du premier, que ce soit dans la langue, la sphère familiale ou professionnelle. Pour ce faire, le semestre est lancé à l’aide de deux séances introductives aux études de genre (grands courants littéraires, concepts clés, etc.) suivies de dix séances portant communément sur le processus de construction de cette vision hégémonique binaire qui sera régulièrement remise en cause par des identités locales « minoritaires » (sexuelles, ethniques). Partant d’une compréhension générale du mécanisme de binarisation, nous aborderons ces points à travers différents domaines et différentes aires culturelles propres à l’Inalco : la linguistique (chinois et autres langues), le droit (Japon), l’anthropologie (Sibérie, monde arabe) et le cinéma (Vietnam).

Le genre dans la littérature et le cinéma

Niveau : L2

Institution : INALCO

Responsables de cours : Elisa Carandina

Le second semestre du cours « Genres et sexualités dans le monde » réfléchit à la place de la femme écrivain et au mode opératoire de la catégorie du « genre » et la représentation de la sexualité, tant dans la fiction littéraire que dans des supports à la croisée du réel et de l’imaginaire, comme l’essai, l’autobiographie ou le cinéma. Les difficultés pour les femmes à accéder à l’écriture et à être reconnues comme écrivaines ont été magistralement démontrées dès 1929 par Virginia Woolf dans Une chambre à soi : être femme et écrire ne va pas de soi, non pas pour des raisons d’incapacité intrinsèque, mais parce que les hommes monopolisent le savoir, l’écriture, la sphère publique, reléguant les femmes au domestique, au privé, à l’effacement de soi. Les intervenants de ce semestre examineront chacun dans son aire et sa langue d’expertise (Bulgarie, Russie, Indonésie, monde hébraïque, Tibet) la position dominée des femmes en littérature et au cinéma, et s’intéresseront aux stratégies de légitimation déployées par les femmes pour trouver leur place sur une scène artistique longtemps verrouillée.

Genre et colonisation

Niveau : L3

Institution : INALCO

Responsable de cours : Alexandre Toumarkine

L’histoire des femmes fait son apparition dans les années 1970 tandis que, dès les années 1980, les Subaltern Studies donnent la parole aux populations marginalisées et colonisées. Il a fallu attendre les années 1990 pour que la variable « sexe » rejoigne celles de « classe » et de « race » (Mc Lintock, Cooper & Stoler, etc.), ce qui permit une rencontre entre l’histoire des femmes et du genre et l’histoire générale du fait colonial. L’émergence des féminismes non occidentaux accompagne ce processus. Pourtant, la colonisation ne se réduit pas à une opposition entre les mondes occidental et non occidental. Partant de l’Afrique, de l’Asie (Corée/Japon, Indonésie, Inde), du Moyen-Orient (Iran) et de l’Océanie, ce cours propose d’analyser le genre et la sexualité en situation coloniale au sein d’un processus global qui a affecté tous les continents sur plusieurs siècles, et qui n’a pas cessé de produire ses effets dans les sociétés d’aujourd’hui

Genre et religion

Niveau : L3

Institution : INALCO

Responsable de cours : Dominique Samson Normand de Chambourg

Ce cours transversal a pour vocation de faire réfléchir les étudiant.e.s à la façon dont des sociétés humaines, à travers le monde, expriment leurs différences culturelles sous les termes de religion et de genre. En effet, la religion constitue l’un des socles identitaires de la construction des normes de genre. On a trop souvent tendance à considérer genre & religion comme acquis, comme figés, alors qu’ils relèvent d’une culture, d’une histoire, d’une vision du monde, mais aussi d’une époque, d’une pratique. Les enseignements peuvent varier suivant les années : au judaïsme et à l’islam ont succédé depuis deux ans le bouddhisme chinois et le christianisme orthodoxe russe, qui complètent le bouddhisme tibétain, l’hindouisme ainsi que le chamanisme de l’Arctique sibérien.

Ce cours propose également d’analyser la reconfiguration des normes religieuses face aux exigences modernes telles que le droit des femmes et la liberté sexuelle. Bien que les courants majoritaires des différentes religions interdisent par exemple aux femmes de mener les rituels, de guider les fidèles, de commenter les textes, quand ce n’est pas tout simplement de prier avec les hommes, nombre d’autres courants connaissent une évolution depuis la base, parfois entérinée par les autorités ecclésiales, comme l’Église anglicane (femmes prêtres, femmes évêques) ou l’Église luthérienne de Suède (les femmes prêtres y sont plus nombreuses que les hommes depuis 2020), parfois marginale (imams gay, imam femmes).

Niveau Master :

Problématiques mondiales du genre

Niveau : Master (M1 et M2)

Institution : INALCO

Responsable de cours : Catherine Géry

Ce séminaire fait dialoguer des spécialistes du genre sur des aires culturelles variées, croisant plusieurs approches disciplinaires : droit, histoire, sociologie, anthropologie, arts, littérature, linguistique. Le séminaire est sans-prérequis et s’adresse aux étudiantes et étudiants de la formation de Master, qu’ils aient suivi ou non le parcours de Licence « Genre et sexualités dans le monde » de l’INALCO (déjà labellisé « Cité du Genre »). Les problématiques sont choisies en fonction des recherches de l’équipe pédagogique et de l’actualité dans le monde, et plus spécifiquement dans les aires culturelles couvertes par l’INALCO. Le contenu des cours change chaque année, mais peut évoquer, à titre d’exemple, les thématiques suivantes : « violences sexuelles », une catégorie mondiale émergente ? (thématique retenue pour 2025) ; langues et genre ; migrations genrées ; politiques anti-genre et anti-féministes dans le monde ; masculinité(s) : construction, déconstruction, reconstruction ; les voix des femmes au Proche-Orient ; Genre et intersectionnalité, quel avenir ?

Partager