
Conseil scientifique : Stéphanie Chapuis-Després ; Catherine Deneux ; Gabrielle Houbre ; Joëlle Kivits ; Mathieu Trachman
Organisation : Stéphanie Chapuis-Després ; Gabrielle Houbre
Programme de la journée d’étude
Genre et pouvoir médical (Europe, 1918-aujourd’hui)
17 avril 2026
Entrée libre


NOS INTERVENANT.E.S
- Élie Azria est professeur d’obstétrique et de gynécologie à l’Université Paris Cité et chef de service de la maternité de l’HôpitalParis Saint Joseph, et chercheur en épidémiologie au sein de l’équipe UMR1153 – OPPaLE, membre du bureau d’iWISH. Ses recherches portent sur la compréhension des mécanismes des inégalités sociales de santé maternelle et périnatale et sur l’identification d’interventions pertinentes pour en réduire l’ampleur, ainsi que pour favoriser l’accès aux soins des femmes dans les situations sociales les plus défavorisées, en particulier les femmes migrantes.
- Virginie Bonnot est Professeure en psychologie sociale et Directrice du Laboratoire de Psychologie Sociale de l’Université Paris Cité. Elle est également Directrice de la Cité du Genre depuis 2022. Son travail porte principalement sur le rôle de certaines idéologies, dont les stéréotypes de genre, la méritocratie et l’idéologie néolibérale, dans la justification et le maintien des inégalités de genre (cf projet de recherche URGEN financé par l’ANR entre 2019 et 2024). Ses dernières publications portent plus spécifiquement sur les implications de l’idéologie néolibérale pour l’action collective en faveur de l’égalité de genre et sur les réactions suscitées par la non-conformité de genre des jeunes. Elle participe également à plusieurs projets de recherche autour des VSS à l’université, en collaboration avec PRESAGE-Sciences Po et le LIEPP, et soutenus par des financements IDEX UPCité (projets SAFEDUC et INTER-VSS). Parmi ses dernières publications :
- Bonnot, V., Redersdorff, S., Girerd, L*. & Verniers, C. (à paraître, mars 2026). Résistance au féminisme : un point de vue de psychologie sociale. In M. Calvini-Lefebvre (Ed.). Comment penser les résistances de femmes au(x) féminisme(s) ? Catégories d’Analyse, Méthodes, Corpus. Coll. « Archives du Féminisme » (dir. C. Bard). Editions Presses Universitaires de Rennes.; Girerd, L., Verniers, C. & Bonnot, V. (à paraître, été 2026). Le rôle de l’idéologie néolibérale dans la reproduction des inégalités de genre. In S. Goudeau, S. & P. Wagner-Egger, Psychologie sociale des inégalités. Ed. Dunod.; Meimoun, E., Aelenei, C., Robert, C., Fayant, M-P., & Bonnot, V. (2025). Reactions to gender norm violations: individual and peer level analyses of gender atypicality and social exclusion in adolescence. Social Psychological and Personality Science, 17(2), 254-264. https://doi.org/10.1177/19485506251331963; Meimoun, E., Bonnot, V. & Aelenei, C. (2024). Theorizing and studying reactions to gender norms violations. Collabra: Psychology, 10(1). https://doi.org/10.1525/collabra.125682
- Rosa Maria Bruno est principalement impliquée dans la recherche clinique sur la physiopathologie et la pharmacologie du vieillissement vasculaire, avec une expertise dans l’évaluation du rôle du genre et du sexe dans les maladies cardiovasculaires. Ses publications recentes :
- Bruno RM, Badhwar S, Abid L, Agharazii M, Anastasio F, Bellien J, Burghuber O, Faconti L, Filipovsky J, Ghiadoni L, Giannattasio C, Hametner B, Hughes AD, Jeroncic A, Ikonomidis I, Lonnebakken MT, Maloberti A, Mayer CC, Muiesan ML, Paini A, Panayiotou A, Park C, Rajkumar C, Becerra CR, Spronck B, Terentes-Printzios D, Tuncok Y, Weber T, Boutouyrie P. Accelerated vascular ageing after COVID-19 infection: the CARTESIAN study. Eur Heart J. 2025 Oct 14;46(39):3905-3918. doi: 10.1093/eurheartj/ehaf430.; McEvoy JW, McCarthy CP, Bruno RM, Brouwers S, Canavan MD, Ceconi C, Christodorescu RM, Daskalopoulou SS, Ferro CJ, Gerdts E, Hanssen H, Harris J, Lauder L, McManus RJ, Molloy GJ, Rahimi K, Regitz-Zagrosek V, Rossi GP, Sandset EC, Scheenaerts B, Staessen JA, Uchmanowicz I, Volterrani M, Touyz RM. 2024 ESC Guidelines for the management of elevated blood pressure and hypertension. Eur Heart J. 2024 Oct 7;45(38):3912-4018. doi: 10.1093/eurheartj/ehae178.; Bruno RM, Varbiro S, Pucci G, Nemcsik J, Lønnebakken MT, Kublickiene K, Schluchter H, Park C, Mozos I, Guala A, Hametner B, Seeland U, Boutouyrie P. Vascular function in hypertension: does gender dimension matter?. J Hum Hypertens. 2023 Aug;37(8):634-643. doi: 10.1038/s41371-023-00826-w.
- Stéphanie Chapuis-Després est maîtresse de conférences en civilisation et histoire allemande à l’Université Paris Cité (UMR 8264 ECHELLES) et membre du conseil scientifique et pédagogique de la Cité du Genre. Spécialiste en études de genre et histoire du corps dans l’aire germanophone, elle a publié avec Florence Serrano Femmes face à l’Etat. Allemagne, Espagne, France. XIXe-XXe siècles (PUSMB, 2021) et une forme remaniée de sa thèse va être publiée au printemps 2026 sous le titre Voir et penser le corps des femmes. Le genre dans le Saint-Empire romain germanique au temps de la confessionnalisation (XVIe –XVIIe siècles) aux Presses Universitaires Savoie Mont Blanc. Elle travaille actuellement sur les couples de soignant.e.s dans le Saint-Empire romain germanique (XVIe-XVIIIe s.), sur la médecine naturelle dans l’Empire allemand (fin XIXe-début XXe s.) et dirige, avec Anne Légier, le projet scientifique « Les archives prennent corps : histoire, genre, matérialité » financé par la Cité du Genre. Elle prépare avec Gabrielle Houbre la publication de la 1ère édition de la journée d’études « Genre et pouvoir médical en Europe (Antiquité-1914) dans la revue Genre & Histoire en 2028.
- Maud Gelly est sociologue, chargée de recherche au CNRS et rattachée au CESSP (Centre européen de sociologie et de science politique). Mes travaux s’inscrivent dans la sociologie des classes sociales, du genre, de l’action publique, et portent sur la sociogenèse des inégalités de santé, le champ médical, les politiques publiques. Ma recherche actuelle explore le genre de l’erreur médicale et, à travers cet objet, les socialisations profanes et professionnelles à la médecine : j’étudie les logiques de genre, de classe et de racialisation qui favorisent l’erreur en médecine, du côté des victimes comme du côté des auteurs d’erreurs.
- Julie V. Gottlieb est professeure d’histoire contemporaine à l’université de Sheffield (Royaume-Uni). Elle a publié de nombreux ouvrages sur l’histoire des femmes et du genre en Grande-Bretagne, sur l’histoire culturelle de la politique et de l’État, ainsi que sur l’histoire de la santé mentale. Ses recherches actuelles dans le domaine des humanités médicales sont financées par le Wellcome Trust et le Leverhulme Trust. Elle travaille sur l’impact des crises politiques sur la santé mentale. (Voir son article publié dans le Historical Journal intitulé « An Epidemic of Nervous Breakdowns and Crisis Suicides in Britain’s War of Nerves, 1938-1940» (2025). Ces recherches constituent également la base d’un certain nombre de projets d’échange de connaissances et d’histoire publique menés en collaboration avec des partenaires issus des domaines des arts, de la psychologie et de la psychiatrie, de l’éducation et de la pédagogie, ainsi que du patrimoine. Julie V. Gottlieb est l’auteure de plusieurs ouvrages, dont Feminine Fascism (2000/2e éd. 2021), ‘Guilty Women’, Foreign Policy and Appeasement in Interwar Britain (2015) et sa monographie à paraître The Nervous State: F.L. Lucas and the Internalization of Crisis, 1938 (2026). Elle a collaboré à de nombreux projets avec professeure Clarisse Berthezène et ensemble, elles développent une recherche conjointe sur la dimension de genre dans la santé mentale des femmes en Grande-Bretagne. Elle est professeure invitée à l’Université Paris Cité en avril 2026.
- Caroline Hauw-Berlemont, praticienne hospitalière en médecine intensive réanimation au centre hospitalier intercommunal de Créteil. Elle est membre de la Cité du Genre, membre associée du groupe FEMMIR SRLF, membre du bureau de l’association Donner des Elles à la santé, responsable du groupe « parentalité » et Secrétaire adjointe de la commission d’éthique de la SRLF. Ses recherches sur Femmes médecins et inéquité de genre en médecine:
- Manzo-Silberman S, Martin AC, Boissier F, Hauw-Berlemont C, Aissaoui N, Lamblin N, Roubille F, Bonnefoy E, Bonello L, Elbaz M, Schurtz G, Morel O, Leurent G, Levy B, Jouve B, Harbaoui B, Vanzetto G, Combaret N, Lattucca B, Champion S, Lim P, Bruel C, Schneider F, Seronde MF, Bataille V, Gerbaud E, Puymirat E, Delmas C; FRENSHOCK investigators. Sex disparities in cardiogenic shock: Insights from the FRENSHOCK registry. J Crit Care. 2024 Aug;82:154785. doi: 10.1016/j.jcrc.2024.154785. Epub 2024 Mar 16. PMID: 38493531.; Hamzaoui O, Boissier F, Salmon Gandonnière C, Aubron C, Bodet-Contentin L, Fartoukh MS, Faure M, Jourdain M, Le Marec J, Tamion F, Terzi N, Hauw-Berlemont C, Aissaoui N; FEMMIR Group for the SRLF Trial Group. Ten actions to achieve gender equity among intensivists: the French Society of Intensive Care (FICS) model. Ann Intensive Care. 2022 Jul 2;12(1):59. doi: 10.1186/s13613-022-01035-3. PMID: 35779125; PMCID: PMC9250559.; Hauw-Berlemont C, Salmon Gandonnière C, Boissier F, Aissaoui N, Bodet-Contentin L, Fartoukh MS, Jourdain M, Le Marec J, Tamion F, Hamzaoui O, Aubron C; FEMMIR (Femme Médecins en Médecine Intensive Réanimation) Group for the French Intensive Care Society. Gender imbalance in intensive care: High time for action and evaluation! Crit Care. 2021 Jul 7;25(1):239. doi: 10.1186/s13054-021-03657-8. PMID: 34233745; PMCID: PMC8265005.; Hauw-Berlemont C, Aubron C, Aissaoui N, Bodet-Contentin L, Boissier F, Fartoukh MS, Jourdain M, Le Marec J, Pestel J, Salmon Gandonnière C, Tamion F, Hamzaoui O; FEMMIR Group for the SRLF Trial Group. Perceived inequity, professional and personal fulfillment by women intensivists in France. Ann Intensive Care. 2021 May 12;11(1):72. doi: 10.1186/s13613-021-00860-2. PMID: 33978840; PMCID: PMC8116474.
- Gabrielle Houbre, maîtresse de conférence HDR à Université Paris Cité (laboratoire CERILAC), est spécialiste d’histoire sociale et culturelle du XIXe siècle et du genre. Elle est co-fondatrice de l’Institut interdisciplinaire la Cité du Genre , membre du conseil de direction et responsable de son pôle « Genre et santé ». Elle a notamment publié « Le XIXe siècle » dans Une histoire des sexualités (PUF, 2018) et Les deux vies d’Abel Barbin, né Adélaïde Herculine (1838-1868), (PUF, 2020). Elle travaille actuellement sur la prostitution des mineur.e.s au XIXe siècle et prépare, avec Stéphanie Chapuis-Després la publication de « Genre et pouvoir médical en Europe (Antiquité-1914) », 1ère édition de la journée d’études, à paraître dans Genre & Histoire en 2028.
- Joëlle Kivits est professeure en sociologie et en santé publique à l’université Paris Cité, Vice-présidente Egalité, Diversité, Inclusion d’UPCité et titulaire de la Chaire « Genre et prévention en santé » – Cité du Genre / ECEVE. Ses travaux de recherche concernent l’intégration d’une approche par le genre dans les recherches interventionnelles en prévention et explorent la place et le rôle du genre dans les recherches en santé. Travaillant en interdisciplinarité, elle contribue au développement de démarches innovantes pour l’évaluation des interventions complexes en santé, notamment en mobilisant les méthodes et outils de la recherche qualitative. Elle a participé à l’enquête SAFEDUC (2024) visant à mesure la prévalence des violences sexistes et sexuelles au sein des populations étudiantes de Sciences Po et de l’université Paris Cité. Parmi ses publications récentes :
- Picot-Ngo C, Loubet L, Michel M, Kivits J, Chevreul K. Quand les savoirs des personnes détenues émergent : La recherche interventionnelle en santé publique comme espace éthique de réflexivité et de négociation. Anthropologie & Santé. 2026 (article accepté).; Azadi B, Kivits J. Le service de santé universitaire au prisme du genre : une étude de la portée. Sante Publique. 2025;37(3):203-216. French. doi: 10.3917/spub.255.0203. PMID: 41052947.; Rossi S, Claudot F, Lambert A, Kivits J. Digital Life Stories of People With Cancer: Impacts on Research. International Journal of Qualitative Methods. 2024;23. https://doi-org.ezproxy.u-paris.fr/10.1177/16094069241254012.; Kivits J, Balard F, Fournier C, Winance M. (Sous la direction de) Les recherches qualitatives en santé. Armand Colin. 2023 (2e édition).
- Aurore Koechlin est maîtresse de conférence à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, au laboratoire de socio-anthropologie des techniques, le Cetcopra. Ses travaux se situent au croisement de la sociologie de la santé et de la sociologie du genre. Elle a réalisé une thèse sur l’émergence, la consolidation et la déstabilisation de la norme gynécologique en France (1931-2018). Elle a écrit La norme gynécologique en 2022 et La révolution féministe en 2019, tous deux publiés aux éditions Amsterdam. Elle mène actuellement deux projets de recherche : le premier porte sur la prise en charge médicale des dimensions psychosomatiques de la douleur ; le second analyse les écarts entre la loi de bioéthique de 2021 relative à l’assistance médicale à la procréation (AMP) et les pratiques médicales effectives. Elle fait aussi partie du groupe de recherche Regyn de la plateforme SHS-santé.
- Anne Kwaschik est titulaire de la chaire d’histoire des savoirs à l’Université de Constance (Allemagne) depuis le semestre d’hiver 2017/2018. Elle a enseigné et mené des recherches à Berlin (FU Berlin, TU Berlin), à Paris (EHESS, CIERA, DHIP), à New York (NYU), à Rome (Roma Tre) et à Roskilde (Danemark). Elle a par ailleurs présidé le Comité franco-allemand des historiens. Historienne du contemporain, elle travaille principalement sur les XIXe et XXe siècles. Ses recherches portent sur l’histoire intellectuelle, avec une attention particulière à l’Europe occidentale et à ses circulations transatlantiques et globales. Elle s’intéresse notamment aux cultures du savoir et aux processus de scientifisation, en particulier dans les domaines du colonialisme et des féminismes.Parmi ses publications récentes figurent : « “We Witches.” Knowledge Wars, Experience and Spirituality in the Women’s Movement During the 1970s” », NTM 31 (2023), no 2, p. 171–199 ; ainsi que Mobilisations de femmes et savoirs médicaux depuis les années 1970 (Critique internationale 99, 2023), co-dirigé avec Emeline Fourment.
